Nouvelles pensées.

Plus de cyclistes à León, Guanajuato pour 2030

León est la troisième ville du Mexique qui échange peu à peu ses polluantes voitures par des vélos. L’initiative vient d’activistes et de groupes de citoyens. Et malgré le peu de pistes cyclables, des balades nocturnes sont organisées.

Au Mexique, de plus en plus de citoyens commencent à utiliser le vélo comme moyen de transport alternatif. Ce mode de transport économique et soucieux de l’environnement connaît un succès grandissant. Le mouvement est relativement bien développé dans les villes de Mexico, Guadalajara et León. La ville de León, avec une population de 1.5 millions d’habitants, est environ 14 fois moins peuplée que la capitale « Mexico DF », et est 7 fois plus petite que la ville de  Guadalajara. De plus, León est la 7ème  ville avec le plus grand nombre d’accidents de la route.

Photos : Courtoisie de « Ponte las ruedas »

Dans la capitale, les citoyens ont réussi, grâce à l’Institut de Développement et Politique de Transport (ITDP, sigle en espagnol), à changer le code de la route et à donner plus de droits aux cyclistes. Depuis l’année 2011, les vélos ont la priorité sur les transports publics et ont le droit de circuler sur la voie de droite. Aussi, le gouvernement a installé « Ecobici », un système de location de vélos en libre-service. Nonobstant, à León, le vélo reste encore un moyen de transport marginal (code de la route de León 2011) avec peu de droits et pas de système de location de vélos en libre-service.

Dans toutes les villes mexicaines, ils existent encore des problèmes d’infrastructure. Peu d’avenues ont une voie spécialement dédiée aux vélos, malgré que la ville de León ait un des réseaux de pistes cyclables le plus développés en Amérique Latine, avec 82 kilomètres. Pour les cyclistes, il reste encore dangereux de circuler hors des pistes cyclables. De même, le manque de connaissance et le non-respect du code de la route représentent un vrai danger pour les amateurs de ce mode alternatif de transport.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=gs4D_dZ6vpg#

À León, les cyclistes pour se rassembler ont crée des groupes citoyens ou des associations. Le groupe citoyen « Ponte las ruedas »  organise des balades en ville, à 19 :30 tous les mercredis et jours fériés. « Nous sommes les organisateurs, des citoyens convaincus de que si nous voulons une meilleure ville, il faut la construire par nous mêmes. », a affirmé Erick Cisneros, organisateur.

Courtoisie de « Ponte las ruedas »

« León a une meilleure infrastructure par rapport à la capitale et Guadalajara. L’avantage, c’est le Service d’Urbanisme municipal (IMPLAN, sigle en espagnol) qui gère la coordination du développement de la ville depuis 15 ans » a dit Xavier Treviño, directeur de l’ITDP, lors d’une interview en 2011 avec « CNN Mexique ». Selon l’IMPLAN, les réseaux de pistes cyclables couvriront l’ensemble de la municipalité en 2030 avec 540 kilomètres. Pour cette année (A la fin de l’année ?? 2012 ??) les connections d’avenues seront finis, après 3 ans de travaux.

Finalement l’IMPLAN a été favorisée par la continuité du même gouvernement, question très importante dans la bureaucratie mexicaine pour avancer dans des projets de longue durée. «Il n’existe pas une règle. Il ne peut y avoir une société civile engagée, où il ne peut y avoir la volonté politique, pour parvenir à une solution efficace», conclut Xavier Treviño.

« Des cénotaphes pour les cyclistes morts ».

Le vélo blanc (Bicicleta blanca, en espagnol) est une association à Guadalajara qui cherche à sensibiliser les automobilistes et à la société en général sur les enjeux du transport à vélo. Ainsi elle tente de revendiquer le droit des cyclistes de se balader en sécurité. L’association a été créée en 2009, ils ont commencé à installer des vélos en peinture blanche aux endroits où un cycliste a été assassiné par un véhicule. Ils ont installé un total de 99 cénotaphes en 3 ans !! Ils ont mis en ligne une liste sur GoogleMaps des tous les vélos placés, aussi vous pouvez « aimer » ou « partager » leur page Facebook.

Cette initiative citoyenne, plutôt artistique, a été inspirée du mouvement  « Ghost bikes ». Selon le journal  The Guardian, le premier « ghost bike » a été enregistré aux Etats-Unis à la ville de St. Louis Missouri en 2003.

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