Droits de l'homme.

Un vidéo-montage, la seule preuve pour libérer Florence Cassez

La française inculpée de multiples délits sur le sol mexicain a été libérée, sans possibilité de prouver son innocence. La manipulation de la réalité entre certains médias et la justice mexicaine prouve que la vérité est des fois difficile à raconter, mais surtout facile à kidnapper.

Le 24 janvier 2013, le journaliste Héctor de Mauleón, auteur de l’article « La vérité kidnappée », portant sur le cas de Florence Cassez, a déclaré dans le programme de Carmen Aristegui pour CNN en espagnol : « Du début à la fin, il s’agit d’un coup médiatique. Dès que la chaine de télévision mexicaine présente cette histoire d’une bande de kidnappeurs appelés « Los Zodiaco » (Les zodiaques), avec une femme de nationalité française à la tête de l’organisation, ce cas devient automatiquement très médiatisé ». « Mais le moment clé de cette histoire arrive deux ans après l’arrestation de Florence Cassez. La Cour de justice mexicaine la condamne à soixante ans de prison, vingt ans pour chaque victime enlevée. Ce jour là, elle parle publiquement, et demande alors aux médias français de venir enquêter et de diffuser son cas, apparemment injuste. C’est ainsi que le cas s’internationalisa, et que l’on a pu voir la participation très active de l’ex-président Sarkozy ». 

A la suite de la visite de l’ex président Sarkozy en 2009, la présidence de la république mexicaine a publié sur tweeter : « J’ai discuté avec le président de la France, Nicolas Sarkozy, et Florence Cassez restera au Mexique pour purger sa sentence ». À l’époque, la journaliste d’investigation Denise Merkel, spécialisée dans la dénonciation des erreurs de la justice mexicaine, a mené sa propre enquête avec Yuli García, une autre journaliste. Les deux ont commencé à parler publiquement d’un « vidéo-montage », compromettant la police et les chaines de télévision Televisa et TV Azteca. D’autres enquêtes ont été menées avec les vidéos originales qui n’ont pas été diffusées à la télévision. Il est impossible de nier l’existence d’une manipulation médiatique. «C’est grâce au travail journalistique que toute une série de montages a été dévoilée. Je veux souligner que nous ne saurons jamais si elle est coupable ou innocente, on n’a pas vraiment discuté de cela», a souligné le journaliste Héctor de Mauléon.

Malgré le global mécontentement du peuple mexicain concernant la libération de Florence Cassez, selon la journaliste Carmen Aristegui la résolution de La Cour de Justice est plutôt positive, car il serait plus délicat de fabriquer des preuves et de manipuler le processus juridique. De plus, c’est une preuve que les fonctionnaires publiques ont commis des abus. La journaliste a aussi souligné que la libération de Florence Cassez coïncide étrangement avec le jour où l’Institut Fédérale Electorale (IFE, sigle espagnol) revoit le cas Monex, une affaire de fraudes électorales. Elle suggère ainsi que cela vise à dévier l’attention du publique. « Je crois qu’il y a des gens qui ne sont pas contents, car ils dénoncent un traitement privilégié envers la française. Mais, si la France n’était pas intervenue et si le cas n’avait pas été autant médiatisé, elle serait encore une victime parmi des milliers accusés sur la base de possible manipulation et de falsification de preuves. Qu’ils aient commis un délit on non, ils ont été victimes d’un processus judicaire dégradé » a-t-elle conclut. 

« Le cas de Florence Cassez, ne doit-il dévier l’attention sur le cas Monex : Aristegui ».

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